La crédibilité, d'abord
L'Éducation nationale a prolongé son contrat Microsoft de 152 millions d'euros jusqu'en 2029. Les mots ne suffisent plus - il faut aligner les actes et les discours.
De la prise de conscience à l'action concrète. Retour en une frise sur les évènements qui ont fait basculer la souveraineté numérique française de l'incantation à la mise en œuvre - puis projection sur les chantiers qui restent à mener.
Tout a commencé ici. Après des années de discours sans actes, la France se dote enfin d'un cadre juridique qui impose aux administrations d'utiliser des clouds certifiés pour leurs données sensibles.
Lire l'articleC'est un tournant politique fort : 600 dirigeants publics et privés se réunissent à Bercy. Pour la première fois, la souveraineté numérique est traitée comme une urgence stratégique nationale.
Lire l'articleL'Institut Montaigne publie un rapport qui fait l'effet d'un électrochoc : 70 % des données françaises sont hébergées sur des clouds américains. La dépendance n'est plus une impression - elle est chiffrée et documentée.
Lire l'articleLe constat devient institutionnel : certains ministères stockent des données sensibles chez des acteurs extra-européens. La souveraineté affichée et la réalité opérationnelle sont encore très éloignées.
Lire l'articleLe gouvernement lance l'Observatoire de la souveraineté numérique pour cartographier toutes les dépendances numériques de la France. Comme le dit la ministre : « la souveraineté commence par la lucidité. »
Lire l'articleC'est l'événement le plus symbolique. La DINUM annonce la sortie officielle de Windows au profit de Linux, et impose à chaque ministère un plan de migration avant l'automne. 2,5 millions d'agents publics sont concernés - c'est le plan le plus ambitieux jamais lancé en Europe.
Lire l'articleL'Éducation nationale a prolongé son contrat Microsoft de 152 millions d'euros jusqu'en 2029. Les mots ne suffisent plus - il faut aligner les actes et les discours.
À un an de la présidentielle, le précédent de Munich - migration vers Linux puis marche arrière - rappelle que sans volonté durable, tout peut s'effondrer.
Maîtriser les systèmes d'exploitation ne suffira pas si nos IA sont entraînées sur des serveurs américains. La couche modèle devient le nouveau point de dépendance.
La France seule est trop petite. Le vrai pari : faire du SecNumCloud et du Data Act des standards communs à toute l'Europe pour peser face aux GAFAM et à la Chine.